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Mieux se connaître pour mieux avancer : et si tout commençait par là ?

Photo du rédacteur: Alban VALLIER
Alban VALLIER
9 sept.
3 min de lecture


Mieux se connaître permet de comprendre ses besoins, ses réactions et ses ressources. Découvrez pourquoi la connaissance de soi peut nous aider à faire des choix qui nous ressemblent davantage.

Il nous arrive parfois de savoir exactement ce que nous ne voulons plus… sans savoir pour autant ce que nous voulons vraiment.

Un travail qui ne nous convient plus. Une relation dans laquelle nous ne trouvons plus notre place. Une situation qui se répète. Une décision que nous repoussons depuis des mois.

Alors nous cherchons une solution.

Nous demandons conseil. Nous lisons. Nous réfléchissons. Nous essayons parfois de changer nos habitudes.

Mais avant de se demander « Qu'est-ce que je dois faire ? », une autre question mérite peut-être d'être posée :

« Qu'est-ce qui est réellement important pour moi ? »

C'est là que commence la connaissance de soi.

Se connaître ne signifie pas se mettre dans une case

On pourrait croire que se connaître consiste à dresser une sorte de fiche technique de soi-même :

"Je suis comme ça."

"Je fonctionne comme ça. "

"J'ai telles qualités et tels défauts."

Mais nous ne sommes pas des notices de montage.

Se connaître, c'est aussi observer ce qui se passe en nous et autour de nous.

Qu'est-ce qui me donne de l'énergie ?

Qu'est-ce qui m'en prend ?

De quoi ai-je besoin pour me sentir bien dans une relation ?

Pourquoi certaines situations déclenchent-elles toujours la même réaction chez moi ?

Quelles sont mes ressources lorsque je rencontre une difficulté ?

Qu'est-ce que je fais parce que je l'ai réellement choisi… et qu'est-ce que je fais parce que je pense que je « devrais » le faire ?

Ces questions ne donnent pas toujours une réponse immédiate. Mais elles donnent des repères.

Et lorsqu'on connaît mieux ses propres repères, il devient plus facile de choisir une direction.


Pourquoi nos besoins comptent-ils autant ?

Cette idée n'est pas seulement philosophique.

Les psychologues Edward Deci et Richard Ryan ont développé la théorie de l'autodétermination. Leurs travaux identifient notamment trois besoins psychologiques fondamentaux : l'autonomie, le sentiment de compétence et la qualité du lien avec les autres. Leur satisfaction est associée à une motivation plus autonome et à un meilleur fonctionnement psychologique.

L'autonomie ne signifie d'ailleurs pas « n'avoir besoin de personne ».

Elle renvoie davantage au sentiment d'être acteur de ses choix. Cette distinction est importante.

Nous pouvons être entourés, demander conseil, être accompagnés et malgré tout rester auteurs de nos décisions.

À l'inverse, nous pouvons avoir une vie apparemment très indépendante et avoir le sentiment de suivre un chemin choisi principalement pour répondre aux attentes des autres.


Et si la bonne question n'était pas « Que dois-je faire ? »

Imaginez quelqu'un arrivé à un croisement.

Plusieurs chemins sont possibles.

On pourrait lui dire :

« Prends celui de droite. »

Peut-être que ce sera effectivement le bon.

Mais il existe une autre possibilité : l'aider à regarder la carte, comprendre où il se trouve, identifier ce qu'il recherche et explorer les différentes directions possibles.

La décision lui appartient alors réellement.

C'est une distinction importante dans ma manière d'envisager l'accompagnement.

Mon rôle n'est pas de vous dire où aller. Il est de vous aider à mieux comprendre où vous êtes, ce qui compte pour vous, ce qui vous freine et les possibilités qui s'offrent à vous.


Se connaître ne veut pas dire tout aimer de soi

La connaissance de soi est parfois présentée de façon très séduisante : il suffirait de découvrir son « vrai soi » et tout deviendrait évident.

La réalité est plus intéressante que cela.

Se connaître, c'est aussi découvrir certaines contradictions.

Vouloir être libre et avoir besoin de sécurité.

Aimer les autres et avoir parfois besoin de solitude.

Vouloir changer et, simultanément, avoir peur de ce que ce changement pourrait provoquer.

Nous pouvons accueillir ces contradictions plutôt que chercher immédiatement à les supprimer.

Parce que comprendre son fonctionnement ne signifie pas nécessairement le juger.

Cela permet surtout d'avoir davantage de possibilités.


Mieux se connaître pour mieux avancer

La connaissance de soi n'est donc pas une destination.

C'est une boussole.

Elle ne décide pas du chemin à notre place.

Mais elle peut nous permettre de comprendre pourquoi nous empruntons certains chemins, pourquoi nous en évitons d'autres et surtout lesquels nous avons réellement envie d'explorer.


Mieux se connaître ne donne pas toutes les réponses. Cela permet parfois de commencer à se poser les bonnes questions.



Alban Vallier, coach en développement personnel. J'accompagne les personnes qui souhaitent mieux comprendre leur fonctionnement, leurs ressources et leurs freins afin d'explorer de nouvelles possibilités et d'avancer à leur rythme.



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